Lina Khan. Ce nom, les dirigeants d’Amazon, Google, Facebook ou Apple l’avaient déjà entendu ces dernières années. La jeune femme, diplômée de Yale, avait déjà travaillé pour la Federal Trade Commission (FTC), l’autorité antitrust aux Etats-Unis. Mais depuis la semaine passée, elle a accédé à sa présidence, nommée par Joe Biden. A seulement 32 ans, Lina Khan est devenue une menace concrète pour les géants du numérique. Car, dès ce mercredi, ce sont des lois qu’elle a contribué à écrire qui seront débattues au Congrès.

La pression sur Google, Amazon, Facebook, Apple (les GAFA) avaient déjà considérablement augmenté ces derniers mois aux Etats-Unis. Publication de rapports parlementaires accablants, ouverture d’enquêtes par des procureurs de dizaines d’Etats, amende de 5 milliards de dollars contre Facebook à la suite du scandale Cambridge Analytica… Plusieurs années après la Commission européenne, Washington commence à agir contre les pratiques jugées déloyales et anticoncurrentielles de ces géants du numérique. Et ce mercredi, grâce à – ou à cause de, selon les points de vue – Lina Khan, les Etats-Unis vont franchir un palier supplémentaire.