Economie

320 millions de francs pour la formation

L'assurance chômage paie des cours de perfectionnement, de recyclage et de reconversion.

7,6 millions de francs en 1990, 42,8 millions deux ans plus tard, 139,7 millions en 1994, puis 205,6 millions en 1996, 296,8 millions en 1997, probablement 320 millions l'année dernière… La croissance est fulgurante. Ce sont les coûts assumés par l'assurance chômage concernant les mesures de formation pour les chômeurs. «Jusqu'en 2003, nous prévoyons des dépenses annuelles de 300 à 400 millions de francs pour les mesures de formation», explique Tony Erb, chef des mesures relatives au marché du travail à l'Office du développement économique et de l'emploi (OFDE). En 1997, 210 000 sans-emploi ont bénéficié des mesures dites actives, dont 162 000 dans des cours de formation. «Parmi ces derniers, plus d'un quart ont retrouvé un travail directement en relation avec la formation suivie», assure Tony Erb. Ces cours, d'une durée moyenne de 13 jours (de 1 à 180 jours), visent le perfectionnement, le recyclage ou carrément la reconversion professionnelle des bénéficiaires. Selon les besoins, cela va du cours de langue, d'informatique, de techniques de recherche d'emploi à des matières très ciblées comme un cours de perfectionnement pour peintre en bâtiment ou une formation de soudage. «Plus le cours est pointu, mieux il sera axé sur les besoins propres de la personne et plus le taux de réinsertion en emploi sera élevé. Bien entendu, celui-ci varie fortement selon les branches économiques, le public ou les régions», résume Tony Erb. Les employeurs participent au financement de ces mesures par leurs cotisations à l'assurance chômage. Certains mettent également à disposition des places pour les formations en entreprise, des matériaux ou des formateurs. «D'une manière générale, souligne-t-il encore, les entreprises n'ont pas rechigné à prêter leur concours pour l'organisation de ces mesures de reconversion et de réinsertion des personnes au chômage.»

Publicité