Le Fonds monétaire international (FMI) a une dizaine de guichets qui prêtent aux pays dans le besoin. Le plus important est celui qui permet à ceux qui doivent honorer des créances étrangères auprès d’institutions multilatérales et de banques privées. En quelque sorte, le FMI roule pour ces dernières. Et, pour mener à bien sa mission, il leur impose de se serrer la ceinture, quitte à couper dans les dépenses vitales comme la santé et l’éducation. Dominique Strauss-Kahn reconnaît le problème et promet d’alléger les conditions.

Mais force est de constater que la Lettonie, qui a dû avoir recours au FMI, avale les mêmes pilules amères. Les dépenses publiques ont été coupées de 15%. Suite au mécontentement populaire, le gouvernement letton vient de tomber.

Que va faire le FMI avec les 500 milliards de dollars qu’il pourrait bientôt recueillir sur l’insistance des pays européens et des Etats-Unis? L’Europe de l’Est est en faillite et est demandeuse de crédits. Les Etats doivent 1700 milliards de dollars aux banques autrichiennes, allemandes, italiennes et suédoises, et 400 milliards de dette arrivent à échéance en 2009.