Si l’horlogerie sourit, d’autres secteurs n’affichent pas la même munificence. Affectées par la survalorisation du franc, de nombreuses sociétés suisse sont à la peine. Notamment les entreprises exportatrices. Confrontées également au marasme économique, beaucoup doivent restructurer. Selon un décompte semestriel d’Employés Suisse, les sociétés helvétiques ont déjà supprimé plus de 5000 emplois dans le pays depuis le début de l’année, estime le directeur de l’association Stefan Studer. «L’industrie souffre particulièrement. La production en Suisse diminue régulièrement», d’après le directeur. Cette liste ne comprend pas les redimensionnements dans les banques. Ces mesures touchent toutes les entreprises, petites ou grandes. A l’instar de BASF, Novartis, Givaudan ou encore Actelion. Le décompte d’Employés Suisse constitue toutefois des données brutes, les créations d’emplois n’ayant pas été comptabilisées. Le tableau eût alors été différent. Car, selon la dernière statistique de l’emploi (Statem), la Suisse comptait au premier trimestre de cette année 4,049 millions d’emplois, soit une augmentation de 1,3% sur un an. Il a progressé dans le secteur secondaire de 14 000 unités (+1,4%) et de 38 000 (+1,3%) dans le tertiaire. Sur la période, 32% des entreprises interrogées disaient avoir des difficultés à engager du personnel qualifié. Les données du deuxième trimestre ne sont pas encore disponibles. Entre janvier et juin, le taux de chômage en Suisse a diminué, passant de 3,4% à 2,7%.