Aucune conclusion claire, aucune recommandation… Jeudi, le groupe de travail «Téléphonie mobile et rayonnement» a présenté à Berne les résultats d’une année d’analyse et d’études. Instauré par l’ancienne conseillère fédérale Doris Leuthard, il devait analyser la situation de la téléphonie mobile et dire comment le déploiement des réseaux pouvait être amélioré. Il avait aussi pour mission d’étudier les risques de la 5G. Au final, il n’a décidé de rien et renvoie la balle au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC).

Le rapport a beau être long de 129 pages, il ne donne aucune recommandation claire et unique pour la suite. Les opérateurs espéraient lire des recommandations pour que les valeurs limites des antennes soient relevées – Swisscom, Sunrise et Salt se plaignent de limites trop strictes les empêchant de déployer librement leurs réseaux. Certains opposants à la 5G auraient espéré un moratoire fédéral ou au moins un durcissement de la réglementation actuelle.

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Division au sein du groupe

Il n’en sera rien. Tout au plus six mesures d’accompagnement sont proposées, allant de l’harmonisation et la simplification de l’exécution de l’ordonnance sur le rayonnement non ionisant (ORNI) à une intensification de la recherche concernant les effets potentiels de la téléphonie mobile.

Au final, le groupe de travail s’est divisé en trois sous-groupes, et chacun d’entre eux a proposé une option. Comme il n’y a pas eu d’accord global, aucune de ces options n’a été retenue en conclusion. La première option consistait à ne rien changer à la réglementation, ce qui induirait la construction de 26 000 stations de téléphonie mobile supplémentaires. La deuxième option consistait à augmenter les performances des stations existantes en augmentant les valeurs limites. La troisième option visait à fixer des exigences plus strictes au niveau de la loi.

Immédiatement, l'Asut, principale association du secteur des télécommunications en Suisse, a réagi. Elle exige l'augmentation de la valeur limite de l'installation, permettent un déploiement national de la 5G dans les 5 à 10 ans. Les opérateurs demandent que le Conseil fédéral tranche vite en faveur de cette option.

Désormais, c’est au DETEC, qui va examiner ce rapport, de décider de la suite.

(Développement suit.)