Pas moins de 600 plaintes ont déjà été enregistrées en Suisse dans l’affaire des moteurs truqués du groupe allemand Volkswagen. Toutes seront traitées par le Ministère public de la Confédération (MPC).

La Conférence des procureurs de Suisse (CPS) et le Ministère public de la Confédération ont convenu de rassembler toutes les plaintes pénales déposées en Suisse auprès du MPC, indique jeudi ce dernier dans un communiqué.

Cette décision se fonde sur la convention passée le 21 novembre 2013 entre la CPS et le MPC sur la collaboration dans les affaires de criminalité complexe. La CPS a pour but de promouvoir la coopération des autorités de poursuite pénale cantonales et fédérales.

Surtout des Romands

À ce jour, quelque 600 plaintes pénales ont été déposées par des personnes privées dans sept cantons, majoritairement romands, selon le communiqué. Pour rappel, la première plainte de Suisse liée au scandale avait été déposée le 1er octobre auprès du Ministère public du canton de Genève, par le propriétaire d’une VW diesel achetée en 2014.

Au total, 128 802 véhicules des marques du groupe Volkswagen équipés d’un logiciel permettant de déjouer les tests antipollution ont été mis en circulation en Suisse, pour un total de 11 millions de véhicules dans le monde. Fin septembre, Berne avait été le premier pays du monde à interdire la vente de nouveaux véhicules. Le constructeur automobile allemand est sous le coup de plusieurs procédures judiciaires de par le monde.

La Comco sanctionne

VW est également indirectement concerné par une annonce de a Commission de la concurrence (Comco). Jeudi, cette dernière a annoncé mettre à l’amende quatre concessionnaires de la marque allemande pour entente sur leurs prix. Les factures pour ASAG Auto-Service, Autoweibel, City-Garage Saint-Gall et le Garage Gautschi s’échelonnent de 10 000 à 32 000 CHF, détaille mercredi le gardien de la saine concurrence dans un communiqué.

Les quatre concessionnaires ont établi en 2013 avec AMAG Retail une liste commune de conditions, comprenant des rabais et réductions forfaitaires. L’enquête de la Comco avait été initiée en 2013 sur la base d’une auto-dénonciation de la part d’AMAG, qui a depuis conclu un accord à l’amiable pour clôturer la procédure à son encontre.