De retour du sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui s’est tenu dimanche à Vienne, le ministre saoudien Ali Al-Nouaïmi a fait escale à Genève, lundi. A l’occasion de son intervention au cours de la conférence sur l’énergie Energy Pact, ce dernier a répété que le prix «idéal» du baril de pétrole se situe «entre 60 et 75 dollars».

Une remarque qui souligne la volonté intacte de l’Arabie Saoudite – et plus généralement de l’OPEP – de parvenir à faire remonter les cours du baril vers ces niveaux.

Dimanche, les douze pays contrôlant plus de 40% des approvisionnements mondiaux en brut se sont pourtant entendus pour ne pas davantage réduire leur offre, dans le but de faire remontrer les cours mondiaux.

Une décision expliquée par la volonté de l’OPEP de se laisser le temps de réaliser intégralement ses trois précédents accords de réduction des approvisionnements – décidés l’automne dernier – avant d’en décréter un nouveau: depuis septembre, les pays du cartel se sont engagés à baisser leur offre quotidienne de brut de 4,2 millions de barils – soit environ 5% de la consommation mondiale. Il leur resterait encore à en retirer 0,8 million pour atteindre cet objectif.

Cette volonté de temporiser jusqu’à la prochaine réunion extrordinaire du cartel à Vienne, le 28 mai, devrait aussi donner un répit à l’économie mondiale, que toute hausse du prix du pétrole pourrait achever de mettre à genoux.

Avant, éventuellement, de recommencer à réduire les approvisionnements pour tenter de faire revenir les cours mondiaux du brut vers l’objectif de «60-75 dollars».