Le divorce paraît consommé entre la bourse et l’économie réelle. Et c’est la faute du déclin de l’industrie, si l’on en croit René M. Stulz, né au Locle et devenu l’un des chercheurs en finance les plus influents du monde. Ce professeur à l’Université de l’Ohio montre, avec Frederik Schlingemann, professeur à l’Université de Pittsburgh, que la séparation n’a jamais été aussi forte au cours des 70 dernières années (dans leur étude «Has the stock market become less representative of the economy?», WP 27942, NBER).

La pandémie a largement contribué au contraste entre les cours boursiers et l’économie dite réelle. La bourse a retrouvé ses précédents sommets historiques alors que l’emploi en est encore loin. Est-ce le fruit des différentes perspectives, des anticipations à long terme en finance et un constat immédiat pour le PIB?