Le directoire de l’UBS ne touchera dans l’immédiat que 24% au maximum des bonus au titre de l’exercice 2010 en espèces. Le solde des gratifications, dont le détail sera connu en mars, est différé sur une période allant jusqu’à cinq ans.

Cette part des primes (76%) comprend les 60% du total à percevoir sous forme d’actions, a indiqué mardi la banque en publiant ses comptes 2010. Les 16% restants proviennent du solde du bonus versé en espèces, cette composante représentant 40% des primes totales allouées, soit 4,32 milliards de francs.

Outre l’introduction de délais de péremption, le versement des gratifications est soumis à la réalisation d’objectifs de performances spécifiques. Concernant la part de 24% à toucher immédiatement en espèces, en plus du salaire de base, son montant est plafonné à 2 millions de francs ou de dollars.

Les collaborateurs, dont la rémunération totale (salaires et primes) excède 250 000 francs par an, recevront 60% de leur bonus sous la forme d’actions, différé sur une période de trois ans. Pour certains employés de la banque d’affaires, la part de la prime décalée est plus importante encore, précise le communiqué.

L’ensemble des gratifications différées fait par ailleurs l’objet de règles strictes. Celles-ci permettent à la banque de réduire, voire d’annuler, les bonus quand un collaborateur cause un «dommage financier, de réputation ou autre pour l’UBS». Une manière de tirer les enseignements du passé récent.