Le groupe suisse d’ingénierie ABB a divulgué vendredi ses perspectives de croissance pour les quatre prochaines années, au cours desquelles il compte progresser plus vite que les marchés et réaliser des acquisitions, a-t-il annoncé vendredi.

«Nous avons (...) réalisé des résultats solides ces cinq dernières années, malgré avoir subi un ralentissement économique historique», a indiqué le directeur général Joe Hogan dans un communiqué. «Cette endurance reflète notre solide position dans des marchés tirés par les plus importantes tendances de croissance, à savoir l’efficacité énergétique, le besoin en infrastructures et la croissance rapide dans les économies émergentes», a-t-il souligné.

Pour la période 2011 à 2015, le groupe table sur une croissance organique annuelle de 7% à 10%, comparée à une croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial de 3% à 4% et une progression du marché de 5% à 6%. D’éventuelles acquisitions peuvent ajouter trois à quatre points de pourcentage à la croissance organique, a estimé ABB.

Le groupe zurichois, qui produit notamment des transformateurs et des convertisseurs électriques pour l’industrie, a précisé que la compétitivité demeurait une «priorité clé». ABB compte ainsi économiser d’ici l’année prochaine environ 1 milliard de dollars (723 millions d’euros). «Nous prévoyons de dépasser la croissance mondiale et celle des marchés, tout en ciblant une plus grande profitabilité et un plus grand bénéfice par action», a ajouté M. Hogan. ABB cible ainsi une croissance organique du bénéfice par action de 10% à 15%.

Le directeur général a indiqué que le groupe envisageait également des acquisitions «de manière disciplinée», après avoir réalisé une série de rachats ces derniers mois (Lorentzen & Wettre, Mincom, Trasfor, Baldor). Face aux problèmes économiques dans la zone euro et aux Etats-Unis, ABB table sur la Chine, l’Inde et le reste de l’Asie, ainsi que sur un solide carnet de commandes pour faire face à une période difficile.

ABB a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net en hausse de 2% à 790 millions de dollars (564,7 millions d’euros), contre 774 millions il y a un an.