«La situation économique reste très difficile, mais nous sommes quand même fiers d’être parvenus à maintenir notre marge avant intérêts, taxes et amortissements à un niveau élevé. Sans les coûts de restructuration, elles n’auraient diminué que de 1,5%», relève Joe Hogan, patron d’ABB, lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats du second trimestre jeudi. Supérieurs aux attentes, ils ont été salués par la bourse. Peu avant 12 heures, dans des marchés plutôt stables, l’action grimpait de 3,3% à 18,58 francs.

Première surprise: le bénéfice net du groupe qui emploie près de 112’000 collaborateurs. Il a certes diminué de 31% à 675 millions de dollars, mais la baisse est nettement moins élevée que le consensus des analystes sondés par Bloomberg (564 millions de dollars). Au second trimestre, le recul des ventes a été marqué, comparé à la même période en 2008 qui avait été un record pour le groupe électrotechnique. «Nous n’avons pas pu compter sur de gros contrats, comme l’an dernier», a précisé Joe Hogan. Malgré ce manque, le chiffre d’affaires du numéro un mondial de la production de transformateurs n’a reculé que de 2% à à 7,9 milliards de dollars. Si les divisions Produits d’automation et Robotics enregistrent un recul, respectivement de 10% et de 37%, les autres segments d’ABB continuent de progresser. La hausse atteint 4% à 2,8 milliards de dollars pour Power Products (transformateurs à moyenne et haute tension), 6% pour Power Systems (systèmes de contrôle pour les centrales électriques) à 1,6 milliards et 4% pour Process Automation (logiciels de contrôle dans les fabriques) à 1,9 milliard.

Au niveau de la stratégie, Joe Hogan s’est dit prêt à réaliser des acquisitions, petites ou grandes, notamment dans les marchés émergents. A cet effet, ABB dispose d’un trésor de guerre de plusieurs milliards de dollars.