Révolution technologique oblige, les robots ont aussi été au centre de l’attention au Forum économique mondial (WEF) à Davos (GR). Des robots sauveteurs aux robots armés, en passant par les robots industriels, le sujet a été abordé sous tous les angles.Le groupe suisse ABB, qui veut devenir leader du marché des robots en usine, n’a pas laissé passer l’occasion de montrer YuMi aux participants du Forum économique mondial jeudi soir. Le groupe, qui est actif dans la robotique depuis les années 1970, réalise 60% de son chiffre d’affaires dans l’automation. Au moins 250 000 unités ont été vendues.

Présenté comme le premier robot collaboratif qui peut travailler avec des humains, la machine avec ses deux bras articulés «est suffisamment précise pour faire passer un fil dans une aiguille», a assuré Ulrich Spiesshofer, directeur général d’ABB. L’innovation de l’appareil se situe dans son ordinateur et sa capacité d’apprendre et d’améliorer les mouvements, a expliqué le responsable.

«Ne pas voir les robots uniquement comme une menace»

Anticipant les inquiétudes sur l’emploi et le risque que les robots remplacent complètement les humains, Ulrich Spiesshofer a balayé les craintes. «Il y a cent ans, des gens lançaient des pierres sur des voitures parce qu’ils les voyaient comme la cause de pertes d’emploi. Or, elles ont amené d’incroyables améliorations. De la même manière, il ne faut pas voir les robots et la technologie uniquement comme une menace», a poursuivi le patron du groupe suisse.

Pour ce dernier, il faut différencier les emplois et le travail: «Il y aura toujours du travail, pour la maintenance des robots par exemple, mais on ne peut pas imaginer que les emplois restent les mêmes. Ce ne sera pas le cas le futur, cela ne l’a jamais été dans le passé. Mais il faut former les travailleurs aux nouvelles technologies.»

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Pour Ulrich Spiesshofer, la présentation a aussi été l’occasion de parler des activités d’ABB dans l’intelligence artificielle. Le responsable a pris l’exemple d’un partenariat avec Maersk, le géant danois du transport maritime. Grâce à l’intelligence artificielle et des données, ABB peut déterminer quel serait la meilleure route à suivre pour un paquebot en fonction de la météo, des conditions maritimes, afin d’atteindre son but le plus rapidement possible.

Le futur? «Un robot à qui il n’est pas nécessaire d’expliquer comment accomplir une tâche, mais seulement lui dire quel est l’objectif attendu de lui», a expliqué Ulrich Spiesshofer.