ABB mise de plus en plus sur la robotique. Le groupe suisse, surtout connu pour ses équipements dans le domaine de l’énergie, a effectué, lundi et mardi, coup sur coup, deux annonces concernant ses robots. Après avoir dévoilé lundi sa nouvelle machine, baptisée YuMi, ABB a annoncé mardi le rachat de la société allemande gomtec, spécialisée dans les systèmes mécatroniques. Le groupe doit ainsi étendre son offre de robots collaboratifs.

Depuis ses débuts dans le domaine de la robotique, ABB a déjà écoulé quelque 250 000 robots. Le but, désormais, est que ses machines travaillent dans le même espace que des humains, et non plus entourées de palissades pour éviter des accidents. YuMi, dont le coût est de quelque 40 000 dollars, se présente comme un robot doté de deux «bras», capable d’assembler de petites pièces. Lundi, à Hanovre, dans le cadre de la plus importante foire industrielle du genre, le directeur d’ABB a présenté YuMi à la chancelière allemande Angela Merkel et au premier ministre indien Narendra Modi.

Le robot, qui a des dimensions humaines, est capable, affirme ABB, de travailler tant dans le secteur de l’industrie automobile que dans celui de l’électronique – notamment l’assemblage de smartphones et de tablettes. ABB explique que sa machine possède une précision qui lui permet de travailler avec une aiguille et du fil. YuMi pourrait remplacer des humains, ABB explique aussi qu’il peut travailler avec eux. La machine est dotée de capteurs et de caméras lui permettant de prévenir des collisions éventuelles avec des employés.

Selon la société de recherche BCG Group, d’ici à 2025, l’adoption de robots pourrait faire baisser les coûts du travail de 18% dans des pays tels que la Chine, les Etats-Unis et l’Allemagne.