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AC Immune, qui a déjà signé des partenariats avec des sociétés pharmaceutiques telles Roche, Janssen Pharmaceutical (une filiale de Johnson&Johnson) ou Biogen, dispose de plusieurs produits thérapeutiques et de deux produits de diagnostic visa...
© Bloch Ghislaine (blg)

Biotechnologie

AC Immune veut être cotée au Nasdaq

La société vaudoise, qui souhaite contrer la maladie d’Alzheimer, prévoit d’entrer en bourse aux Etats-Unis

La société lausannoise AC Immune souhaite entrer au Nasdaq – la bourse américaine des valeurs technologiques – pour financer le développement et la commercialisation de vaccins thérapeutiques visant à traiter la maladie d’Alzheimer. Elle a soumis les formulaires nécessaires (Form F1 Registration Statement), le 31 mai dernier, à la Securities and Exchange Commission de Washington.

Contactée jeudi, la PME romande de 55 personnes n’a pas commenté la nouvelle pour des raisons légales mais a confirmé son intention d’entrer en bourse. Pourquoi avoir choisi le Nasdaq? Les capitaux plus importants qu’en Europe destinés à la biotechnologie expliquent certainement en partie ce choix. Tout comme, certainement, la présence de nombreux experts dans le domaine de l’Alzheimer.

Vers une cotation dans le courant de l’été

AC Immune, qui a déjà signé des partenariats avec des sociétés pharmaceutiques telles Roche, Janssen Pharmaceutical (une filiale de Johnson&Johnson) ou Biogen, dispose de plusieurs produits thérapeutiques et de deux produits de diagnostic visant la maladie d’Alzheimer. Parmi ceux-ci, le produit le plus avancé (en phase clinique III) est le crenezumab, un anticorps concédé en licence à Roche Genentech qui s’attaque à la formation de plaques amyloïdes conduisant à la démence sénile. Elle développe également l’ACI-35, un vaccin thérapeutique qui cible la protéine Tau, responsable de la dégénérescence neurofibrillaire. La société, dirigée par Andrea Pfeifer, s’intéresse également aux maladies neurodégénératives.

Le document (Form F1) remis par AC Immune aux autorités américaines donne toutes les informations financières et technologiques de l’entreprise. Celle-ci va désormais tenter de déterminer, avec les investisseurs potentiels ainsi que les établissements financiers, du nombre d’actions à émettre et de la fourchette de prix auxquelles elles seront émises. «Si tout se passe comme prévu et que les acteurs de cette opération aboutissement à un accord, la société romande pourrait entrer au Nasdaq d’ici 2 mois», estime un proche du dossier. Il s’agirait d’ailleurs de la deuxième cotation cette année d’une société romande de biotechnologie. L’entreprise genevoise GeNeuro est entrée en bourse en avril dernier sur l’Eurnonext à Paris.

Si l’opération ne devait toutefois pas aboutir, AC Immune possède suffisamment de capitaux pour assurer son financement ces deux prochaines années au minimum. Pour rappel, elle a levé 42,7 millions de francs au début mai et 120 millions depuis sa création.

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