«C’est une offre certes incomplète, mais sûre», estime Mathieu Fleury, secrétaire général de la Fédération romande des consommateurs (FRC). Credit Suisse et la FRC ont conclu un accord sur le remboursement des clients lésés par la faillite de Lehman Brothers.

Credit Suisse a abaissé de 50% à 20% le seuil, donnant droit à un remboursement, des avoirs placés dans des produits émis par la banque tombée en faillite en septembre 2008. Jusqu’à un montant maximal de 500 000 francs.

L’offre de rachat de la part de la banque portera sur une fourchette de 50% à 70% de la valeur nominale des produits estampillés Lehman Brothers, les petites fortunes étant privilégiées. Pas de remboursement intégral donc, ce qui fait dire à Mathieu Fleury que l’offre est «incomplète». La banque s’engage toutefois à faire «une offre de rachat à des clients qui ne remplissent pas entièrement les critères, mais qui sont dans une situation personnelle ou financière particulièrement difficile», communiquent les deux parties.

Cette mesure devrait profiter à 1700 épargnants lésés, qui s’ajoutent aux 2000 que la banque a annoncé fin janvier avoir déjà remboursé. L’institut financier met sur la table au total quelque 150 millions de francs pour effacer l’ardoise laissée par les produits Lehman Brothers.

UBS en ligne de mire

Mathieu Fleury estime que la question est réglée pour ce qui est de Credit Suisse, tout en précisant que «nous avons négocié un cadre, pas signé au nom de nos plaignants. Ceux qui veulent poursuivre des actions en justice le pourront. Notre souci était d’obtenir une offre pour les personnes cherchant une sécurité».

L’entente présentée ce mardi concerne trois quarts des 400 plaignants défendus par la FRC, car tous n’étaient pas clients de Credit Suisse. Une quarantaine, en particulier, possédaient des produits de Lehman Brothers vendus par UBS, vers laquelle se tournent désormais les regards des défenseurs des consommateurs.