Le groupe pétrolier BP a signé jeudi avec les oligarques russes actionnaires de TNK-BP un accord qui met fin à plusieurs mois d'hostilités ouvertes. Il ouvre la voie à une refonte de la direction de la «major» russe et à la mise en bourse de 20% de son capital.

Le groupe britannique a cédé à plusieurs exigences de ses «alliés» russes, parmi lesquelles le départ du directeur général de TNK-BP, Bob Dudley, et la nomination d'administrateurs indépendants.

La structure des actionnaires ne sera pas modifiée. L'accord de jeudi prévoit une refonte du conseil d'administration de TNK-BP, dont chaque partie contrôle la moitié. Britanniques et Russes nommeront quatre administrateurs, chacun, trois indépendants maintenant l'équilibre des pouvoirs.

«Nouveaux horizons»

Dans un communiqué, BP explique que le protocole d'accord signé jeudi devra être finalisé au cours des prochains mois.

L'industriel russe Viktor Vekselberg s'est fortement impliqué dans les négociations, présentant un «plan de paix» il y a trois semaines. Son porte-parole Thomas Borer souligne qu'«il n'y a qu'un seul gagnant: la compagnie elle-même, à qui cet accord ouvre de nouveaux horizons». Pour la société d'investissement de Viktor Vekselberg, Renova, cette issue «montre aussi qu'on est capable en Russie de résoudre des conflits en négociant, sans intervention de l'Etat».