Après deux restructurations d'importance étalées sur un an, HSBC Republic Bank (Suisse) SA a présenté mercredi ses résultats trimestriels. Ceux-ci font apparaître une hausse considérable du bénéfice net, qui est passé de 19,2 millions de francs au deuxième trimestre 2000 à 64,4 millions au deuxième trimestre 2001. Mais l'analyse d'une telle comparaison est rendue particulièrement difficile en raison même de ces restructurations.

En juillet 2000 en effet, l'établissement basé à Genève a acquis les activités de private banking des anciennes succursales genevoises de HSBC Bank Middle East (HBME) et de HSBC Investment Bank. Par ailleurs, au deuxième trimestre 2001, les succursales de Hongkong, Singapour et la nouvelle entité de Nassau ont été incorporées au sein de HSBC Republic Bank (Suisse), principale filiale de HSBC Private Banking Holdings (Suisse) SA.

Le résultat net a donc été gonflé par l'intégration des premières entités. De même, le produit des commissions a certes atteint 62,6 millions de francs au deuxième trimestre, soit une progression de 22,5%. Mais si l'on déduit de ce chiffre les commissions supplémentaires générées en 2001 par les anciennes succursales genevoises, la croissance s'établit à 6,6%. Ce qui satisfait néanmoins Sem Almaleh, président du comité exécutif de HSBC Republic Bank (Suisse), au vu de la morosité des marchés boursiers. De leur côté, les charges d'exploitation ont doublé à 116,1 millions. Mais elles sont grevées d'un tiers par les charges des filiales asiatiques nouvellement intégrées.

Quant aux avoirs de la clientèle, sur une base annuelle cette fois, ils progressent aussi fortement, de 55,7% à 61 milliards de francs. Sans les actifs amenés par HBME, le total s'est accru de 8 milliards de francs entre juin 2000 et juin 2001, notamment grâce à l'effet bénéfique du taux de change entre le dollar et le franc suisse ainsi qu'à l'acquisition d'une nouvelle clientèle. Sem Almaleh entend continuer à rechercher activement de nouveaux clients. Le très ambitieux objectif de la maison, en raison de l'évolution boursière, est d'accroître les avoirs sous gestion de 12% par an. Pour cela, Sem Almaleh peut s'appuyer sur le réseau très dense, tout comme sur la grande variété des produits de la maison mère. En outre, l'établissement devrait cibler de nouveaux marchés encore peu exploités notamment au sud de l'Europe et démarcher une clientèle de niche (les sportifs par exemple). Enfin, pour améliorer la marge bénéficiaire de HSBC Republic Bank (Suisse), encore trop basse par rapport à la moyenne des banques suisses, la direction veut augmenter la part des mandats discrétionnaires (qui représentent moins de 15% du total) et proposer davantage de produits alternatifs.