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Basé à Develier (JU), le groupe Acrotec se compose désormais de dix entreprises de sous-traitance.
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Horlogerie

Acrotec enrichit sa «fédération» de sous-traitants

Le groupe jurassien rachète une dixième entreprise. Gasser-Ravussin, à Lucens (VD), va lui permettre de sécuriser son approvisionnement en pierres synthétiques

Acrotec ajoute une nouvelle pierre à son édifice. Le groupe de sous-traitance horlogère basé à Develier (JU) a annoncé vendredi le rachat de la société Gasser-Ravussin. La société sise à Lucens, dans la Broye vaudoise, compte 34 employés et est spécialisée dans la production de pierres synthétiques, comme les rubis, les saphirs ou les céramiques.

Cette acquisition est la dixième, depuis qu’Acrotec a été repris par François Billig, au tournant du millénaire. La galaxie Acrotec regroupe notamment Vardeco (reprise en 2001), Kif Parechoc (2006), Decovi (2009), STS (2014) ou encore Precipro, Petitpierre et mu-DEC, toutes rachetées l’an dernier.

Ancien directeur adjoint du cabinet d’audit KPMG à Strasbourg, ce Français de 59 ans a commencé par prendre les commandes de Vardeco, avant de bâtir peu à peu ce qu’il considère lui-même comme «une fédération». Il tient à cette terminologie parce que, dans la majeure partie de cas, le patron de l’entreprise rachetée reste à sa tête et prend des parts dans le groupe. Exception à la règle, c’est Jean-Michel Uhl qui dirigera Gasser-Ravussin. Ce dernier est déjà à la tête de Générale Ressorts à Bienne (BE), une autre société fédérée par Acrotec.

Autonomie et diversification

Comme à chaque fois, l’objectif est de verticaliser l’approvisionnement et la production. Et aussi de devenir autonome. Dans le domaine des pierres pour l’horlogerie, il existe deux entreprises qui sont en main des grands groupes horlogers: Comadur, dans le giron de Swatch Group, et La Pierrette, qui appartient à Rolex, Richemont et Patek Philippe.

En 2007 et 2008, Acrotec avait dû «surcommander» pour être certain d’être suffisamment approvisionné. Une expérience que son patron n’a pas envie de réitérer dans le futur. Désormais, indique François Billig, avec Pierhor à Ecublens (VD), «nous sommes l’un des seuls fournisseurs indépendants dans ce domaine».

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Son objectif est d’abord de pouvoir garnir les propres produits du groupe, comme les pare-chocs de sa société Kif, des amortisseurs de 7 mm de diamètre servant à protéger l’axe d’un balancier spiral. Mais Acrotec veut aussi vendre ses pierres à d’autres sous-traitants. Et pas seulement dans l’horlogerie.

Depuis quelques années, le groupe cherche à grandir dans d’autres secteurs. «Nous faisons désormais un peu plus de 50% de notre chiffre d’affaires ailleurs que dans l’horlogerie», se réjouit François Billig. Les cibles: l’électronique, l’aéronautique ou la medtech, où «les débouchés sont mondialement étendus», compare le patron français, en insistant sur la nécessité de se diversifier pour amortir les chocs conjoncturels. Avec les pierres de Gasser-Ravussin, il pourra par exemple fournir les fabricants de connecteurs ou de buses de haute précision.

Pas un opportuniste

François Billig ne dévoile pas le montant déboursé pour ce dixième rachat. Mais il se défend d’être un opportuniste qui rependrait des entreprises à vil prix. «Bien sûr, les prix sont plus bas qu’en 2010. La situation actuelle pousse de nombreux sous-traitants à chercher des solutions.» L’une d’entre elles, c’est de rejoindre un groupe qui compte désormais 600 collaborateurs.

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