A 37 ans, David Sosna en est à sa deuxième création d'entreprise: «This is Israël!» Il dirige Actimize, une société née en 2000, spécialisée dans les logiciels bancaires anti-fraude. Après les attentats du 11 septembre, elle a établi ses bureaux aux Etats-Unis, où elle a gagné dix gros clients en un an, dont Lehman Brothers. Quatre ans plus tard, elle en compte 50, tous des banques de taille respectable, dont UBS et la BCV.

Soutenue par le fonds de capital-risque Carmel Venture, Actimize est atypique par rapport aux poids lourds technologiques israéliens. Sa force est d'adapter ses logiciels aux clients, qui n'ont pas besoin de créer des bases de données ad hoc pour une surveillance qui peut concerner jusqu'à 3000 transactions par seconde! «Nous sommes souples, rapides, et nous offrons une plate-forme modulable», résume David Sosna.

Actimize a réuni 5 millions de dollars dans un premier tour de table de capital-risque, 27 millions au bout du troisième. La société emploie aujourd'hui 140 personnes, et devrait atteindre le seuil de rentabilité cette année. Elle affirme être leader dans la détection anti-fraude pour la banque d'investissement, No 2 pour la détection de fraude en ligne. Elle a établi des filiales à Londres et à Paris, en planifie une autre en Asie et peut-être une à Zurich.

«Le marché israélien est trop petit, nous sommes obligés de penser globalement», dit David Sosna, représentatif de tout le secteur high-tech. Actimize a été construite de manière à permettre une entrée en Bourse, qui sera envisagée «prochainement».