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Jamais en hiver les entreprises suisses n’avaient publié autant d’offres d’emploi que lors du dernier trimestre 2017, selon l’agence de recrutement.
© STEPHANE MAHE/REUTERS

Étude

Pour Adecco, l’emploi est reparti dans l’industrie

Les offres d’emploi n’ont jamais été aussi nombreuses que cet hiver, indique l’agence de recrutement. De quoi anticiper un retour aux engagements dans les mois à venir, particulièrement dans la région lémanique

Le marché suisse de l’emploi se porte bien. C’est la conclusion d’Adecco, qui publiait son indice trimestriel Swiss Job Market Index mercredi. Jamais en hiver les entreprises suisses n’avaient publié autant d’offres d’emploi que lors du dernier trimestre 2017, selon l’agence de recrutement. De quoi envisager une embellie printanière sur le front de l’emploi.

Car il existe un décalage temporel entre la publication des annonces et les statistiques du chômage. Pour établir son indice, Adecco s’appuie sur 12 portails, 1300 sites internet d’entreprises et 90 titres de presse représentant un échantillon d’environ 90 000 annonces. Une base de données considérable, sachant que, selon les données du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), 146 000 personnes recherchaient un emploi à fin décembre 2017.

Décalage temporel

Malgré le record évoqué par Adecco, le taux de chômage a progressé de 3 à 3,25% entre octobre et décembre. «Il faut un certain temps pour pourvoir les postes annoncés, justifie Anna von Ow, du Moniteur du marché de l’emploi suisse à l’Université de Zurich, qui a mené l’étude d’Adecco. De plus, cela ne veut pas dire que chaque chômeur aura un profil correspondant à l’une de ces annonces.»

Parmi les corps de métier les plus demandés, l’informatique enregistre une hausse de 17% en variation trimestrielle, et de 74% par rapport à 2016. De résultats qui ont «surpris par l’ampleur de leur augmentation», précise Anna von Ow, qui les interprète à l’aune de la numérisation et de l’automatisation de l’économie. Même des secteurs qui ont tendance à réduire leurs effectifs, comme la banque ou la restauration, contribuent à cette poussée d’intérêt pour le recrutement d’informaticiens, selon Adecco.

L’industrie relance la machine

Mais cet indice comporte d’autres surprises. La catégorie «industrie et transport» enregistre une augmentation des postes vacants de 7%, par rapport au dernier semestre 2016, et de 29% en variation annuelle alors qu’on disait le secteur secondaire convalescent depuis l’abolition du taux plancher en janvier 2015. Près d’un quart des entreprises avaient fini dans les chiffres rouges en 2016, selon le sondage de la faîtière Swissmem. Sur la même année, le secteur a perdu 8000 emplois (–0,7%), selon les statistiques fédérales. Et ce, malgré la reprise des commandes.

Lire aussi: Dans l’industrie, le spectre d’une croissance sans emploi

Pendant des mois, la croissance n’a pas créé d’emplois mais la dépréciation constante du franc par rapport à l’euro a permis de relancer la machine. «Les chiffres des exportations sont bons, rappelle Anna von Ow. L’industrie semble désormais dégager les marges suffisantes pour se remettre à engager.»

Sur le plan territorial, c’est dans la région lémanique que l’embellie est la plus perceptible. Le nombre global d’annonces a progressé de 21% par rapport à l’hiver dernier, porté principalement par l’informatique, la construction et l’industrie. De quoi confirmer le dynamisme de ce moteur économique qu’est cette région.

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