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La nouvelle équipe d’Admeira est en place. 
© PHOTOPRESS/obs/publisuisse SA/Sandra Stampfli

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Admeira prend son envol dans le multimédia

La société commune SSR, Swisscom, Ringier affiche une forte ambition d’innover en tant que régie publicitaire active sur tous les canaux de diffusion

280 collaborateurs avec un fort ancrage à Zurich et des bureaux à Berne, Genève, Lausanne et Lugano, un chiffre d’affaires annuel de départ de 600 millions de francs: Admeira s’est présentée lundi matin à la presse.

La nouvelle société, propriété pour un tiers chacun de SSR, Swisscom, et Ringier (copropriétaire du Temps avec Axel Springer), a officiellement démarré ses activités le 4 avril après plus de sept mois de procédures d’autorisation et de polémique autour de la marge de liberté laissée à deux entreprises contrôlées par la Confédération (Swisscom et SSR) pour s’allier à un groupe de presse privé.

«C’est un grand jour. On sort enfin de la situation d’entreprise virtuelle», souligne Martin Schneider (49 ans), patron d’Admeira, qui perd sa casquette de directeur de publisuisse, la régie chargée de gérer la publicité pour les chaînes de télévision de la SSR.

La conseillère fédérale Doris Leuthard s’est engagée personnellement pour défendre le projet qui a été agréé par la Commission de la concurrence (Comco) en décembre 2015, puis de manière tacite par l’Office fédéral de la communication (Ofcom).

Une demande d’effet suspensif déposée par l’association des éditeurs alémaniques et le groupe Tamedia a été rejetée il y a quelques jours par le Tribunal administratif fédéral. Le recours sur le fond ne sera pas tranché avant plusieurs mois. Cette incertitude juridique n’inquiète pas Martin Schneider. «Cela ne freine en aucune manière notre action. L’important est que la Comco et l’Ofcom aient donné leur aval».

Admeira devient la principale régie publicitaire de Suisse. Elle couvre pour la première fois tous les canaux de diffusion, médias imprimés, télévision, radio, internet, et tous les supports, y compris les smartphones ou les tablettes. «Grâce à notre portefeuille de 80 marques nous disposons d’un taux de pénétration croisée de 95%», souligne Martin Schneider.

La Comco a donné son feu vert en considérant que d’autres concurrents subsistent en matière de publicité, notamment à la télévision avec le groupe Goldbach Media spécialisé dans les contrats avec des chaînes étrangères ayant accès au marché publicitaire suisse.

Il est d’ailleurs possible que naisse bientôt un concurrent solide à Admeira, via une alliance entre Tamedia et Goldbach Media. «On entend des rumeurs mais je n’en sais pas davantage», note Martin Schneider qui rappelle que la concurrence est avant tout américaine, avec des acteurs puissants comme Google, Facebook ou YouTube qui drainent 50% du revenu publicitaire numérique suisse.

Les annonceurs disent apprécier l’arrivée d’Admeira sur un marché publicitaire suisse qui stagne depuis plusieurs années à moins de 5 milliards de francs par an. La stratégie du guichet unique pour plusieurs supports est plébiscitée par 71,3% des donneurs d’annonces selon un sondage effectué par l’association suisse des annonceurs.

Outre la généralisation d’une approche multimédia et de campagnes publicitaires basées sur la technique du récit humoristique, Admeira entend développer le créneau de la publicité ciblée selon le genre de consommateurs. Cette possibilité est cependant encore freinée par les règles strictes qui régissent la publicité sur les chaînes de la SSR soumises à concessions.

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