Le groupe d’Allen Stanford, accusé d’une fraude portant sur 8 milliards de dollars, avait recruté en avril 2008 l’ex-président de la Confédération Adolf Ogi pour faire partie de son «conseil consultatif international».

Informé mercredi matin par Le Temps des derniers développements de l’enquête menée par la Securities and Exchange Commission, Adolf Ogi a rappelé deux heures plus tard pour annoncer qu’il démissionnait de son poste avec effet immédiat.

«J’ai participé à deux séances de ce conseil, où siégaient aussi des gens comme l’ex-secrétaire d’Etat Madeleine Albright ou un ancien ministre mexicain des Affaires étrangères. Nous y discutions des grandes tendances politiques, militaires ou économiques, jamais de décisions opérationnelles, précise Adolf Ogi. Même si les causes philanthropiques défendues par Allen Stanford paraissent dignes d’intérêt, je ne peux rester associé, même de loin, à une organisation sur laquelle planent de tels doutes», ajoute-t-il.