Carrières

Advanon promet des vacances illimitées pour attirer les talents

La société zurichoise Advanon veut doubler ses effectifs et se développer en Suisse romande. Pour attirer les meilleurs candidats, elle a mis au point un programme incluant abonnements au fitness ou à Netflix et deux semaines de vacances payées par l'employeur

Advanon a sorti le grand jeu pour s’attirer les meilleures recrues. Car, face aux géants basés à Zurich, comme Google, qui aspirent les talents, la petite fintech zurichoise peine parfois à convaincre. Elle a donc lancé un programme d’avantages particulièrement ambitieux.

«Nous sommes actuellement 20 employés et nous voulons doubler l’équipe d’ici la fin de l’année», explique Daniel Abebe, responsable marketing d’Advanon. La société est déjà présente à Zurich et Berlin et veut se développer en Suisse romande. Elle a mis au point une plateforme qui met en relation des investisseurs en mal de rendement et des PME en manque de liquidité parce que leurs clients ne règlent pas leurs factures immédiatement.

Premier avantage du programme, baptisé «Advaperks», les employés bénéficieront de vacances illimitées. «Nous faisons confiance à nos collaborateurs pour garder l’intérêt d’Advanon à l’esprit», explique le document qui détaille ces bénéfices, dont les employés actuels pourront aussi profiter. Ainsi, tant que les objectifs de chaque personne sont remplis, il n’y a pas ou peu de limites.

Vacances payées

A cela s’ajoutent deux semaines de congé, où Advanon offre l’avion et l’hôtel, avec un budget qui augmente avec l’ancienneté du collaborateur. Et après cinq ans dans l’entreprise, il est possible d’obtenir un billet d’avion pour faire un tour du monde.

Advanon déroule ainsi une liste impressionnante d’avantages: transports publics gratuits à Zurich et à Berlin, une possibilité de travailler hors du bureau, congé maternité de six mois, congé paternité de trois mois, petit-déjeuner offerts tous les jours, etc. Une série d’autres bénéfices, à la carte et en fonction de l’ancienneté existe aussi: abonnement fitness, crédits Uber, un Kindle ou un abonnement mobile, des massages ou un service de lessive.

A la recherche de passionnés

L’entreprise recherche «des passionnés qui croient en Advanon et qui veulent avoir un impact sur le monde de la finance». Mais elle n’affiche pas de postes ouverts sur son site: «Nous engageons des candidats sur la base de leur potentiel et non selon les positions actuellement disponibles», explique le responsable marketing.

Une façon de viser large, qui pourrait aussi bien provoquer une avalanche de postulations qui ne correspondront pas forcément aux profils recherchés. «Nous sommes prêts à travailler dur pour trouver les perles rares», répond Daniel Abebe.

Investisseurs confiants

Les investisseurs de la société ne semblent pas s’être étranglés. Swisscom, par exemple, qui a annoncé avoir participé au dernier tour de financement en janvier dernier – Advanon a levé 13,5 millions de francs – estime que le «programme est bien pensé». «Advaperks répond au défi quotidien qu’implique un marché du travail concurrentiel où les ressources techniques sont rares», explique Andreas Pages, investisseur dans les fintechs pour Swisscom.

Pour l’investisseur, Advanon ne va pas trop loin. Daniel Gutenberg, investisseur principal de l’entreprise abonde. Il reconnaît que des employés pourraient profiter de la situation, mais ils resteraient, à son avis, une minorité.

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