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Aéroports de Paris, le référendum anti-privatisation

La privatisation annoncée de l’exploitant des aéroports parisiens est rendue emblématique par le projet de référendum soutenu par ses opposants

Pour qui débarque à Roissy-Charles de Gaulle ou à Orly, la nécessité d’un changement apparaît vite évidente. Galeries commerciales bien moins attrayantes que dans la plupart des terminaux internationaux, vieillissement visible des infrastructures pour Charles de Gaulle 1 ou Orly, connexions ferroviaires déplorables avec la capitale française… Ces impressions de voyageurs, partagées sur les forums spécialisés, concourent à plutôt soutenir une privatisation d’ADP (le nom officiel d’Aéroports de Paris) – la société exploitant ces sites, cotée en bourse (170,60 euros par action vendredi) –, que le gouvernement français défend et envisage d’ici à 2021. Une privatisation rendue possible par l’adoption définitive, la semaine dernière, du projet de loi sur l’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) par 361 députés contre 84 et 103 abstentions.

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