Industrie

AFG Arbonia-Forster va supprimer de 150 à 200 postes

La décision est motivée par la baisse des revenus dans la division enveloppe du bâtiment ainsi que par des effets de change défavorables

Le fabricant thurgovien d’équipements du bâtiment AFG Arbonia-Forster (AFG) va supprimer 150 à 200 emplois dans les 18 mois à venir chez le fabricant de fenêtres EgoKiefer. La décision est motivée par la baisse des revenus dans la division enveloppe du bâtiment ainsi que par des effets de change défavorables.

La mesure comprend l’accélération de la délocalisation prévue de la production de fenêtres en PVC d’Altstätten (SG) vers le site slovaque de Pravenec, a indiqué mardi AFG. Le communiqué ne fait pas mention de l’usine de Villeneuve (VD), appelée à concentrer la fabrication de fenêtres en matières plastiques en Suisse, selon une annonce de juin 2013.

La récente valorisation du franc, après l’abandon par la Banque nationale suisse (BNS) du cours plancher de l’euro le 15 janvier dernier, impose par ailleurs de réexaminer le développement des capacités de production de fenêtres en bois et bois/aluminium dans l’usine d’Altstätten.

La baisse des effectifs devrait intervenir en limitant au maximum les conséquences sociales, précise AFG dans son communiqué. Au-delà de l’objectif d’optimiser la répartition de ses sites de fabrication, EgoKiefer doit s’adapter à «tous les niveaux» à la détérioration des conditions de marché.

Chiffres noirs en 2014

AFG Arbonia-Forster (AFG) renoue avec les chiffres noirs, pour la première fois en quatorze ans. Le fabricant thurgovien d’équipements du bâtiment a dégagé un bénéfice net de 15,1 millions de francs l’an dernier, après avoir essuyé une perte nette de 49,9 millions en 2013.

«La restructuration stratégique engagée en 2011 s’achève sur une réussite avec l’acquisition d’un nouvel actionnaire principal», a indiqué mardi l’entreprise basée à Arbon (TG). AFG fait référence ici à la montée en puissance au capital annoncée en décembre dernier de l’industriel alémanique Michael Pieper, via son groupe Artemis.

La réorganisation d’AFG a consisté en un recentrage sur trois grands pôles d’activité. Le chiffre d’affaires réalisé en 2014, divulgué en janvier déjà, a lui augmenté de 1,3% en rythme annuel pour s’établir à 1,017 milliard de francs, rappelle le communiqué. Après correction des effets de change, il affiche toutefois un recul de 2,4%.

Au niveau opérationnel, le bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) a diminué de près de moitié, en passant de 61,5 millions de francs en 2013 à 33,4 millions l’an dernier. En ce qui concerne du retour du résultat net en bénéficiaire, il s’agit d’une première depuis 2001.

Les divisions Technique du bâtiment et Sécurité du bâtiment présentent une évolution «satisfaisante», relève AFG dans son commentaire. En revanche, l’unité Enveloppe du bâtiment a subi une contraction de ses revenus, qui a pesé sur les résultats du groupe de Suisse orientale.

Le conseil d’administration propose par ailleurs aux actionnaires de renoncer au versement d’un dividende au titre de l’exercice écoulé.

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