Cinq jours après la prise de pouvoir par les talibans, l’Afghanistan se trouve déjà dans une situation économique et financière plus que précaire. Sans gouvernement et sans reconnaissance internationale, les perspectives se sont assombries encore un peu plus depuis mercredi. Principal bailleur depuis vingt ans, le gouvernement américain a gelé tout versement de fonds à Kaboul. Washington devait lui fournir ces prochains jours de quoi payer les salaires des fonctionnaires et d’autres factures gouvernementales de fin de mois. Les nouveaux maîtres n’auront, non plus, pas accès aux réserves monétaires de la banque centrale afghane, qui sont gérées par la Réserve fédérale américaine, elles aussi bloquées.