Tourisme

Les agences de voyages veulent lutter à armes égales

Les voyagistes veulent forcer les compagnies aériennes à rembourser leurs clients et lutter contre les agences hors la loi. Le meilleur moyen de faire revenir les clients, prévient la faîtière

Les agences de voyages n’avaient pas besoin de ça. La faillite successive de trois compagnies aériennes a laissé en rade des centaines de milliers de passagers, y compris en Suisse où certains touristes avaient réservé via des agences de voyages locales. Or c’est souvent ces dernières qui doivent assumer les conséquences financières, a rappelé mercredi la Fédération suisse du voyage (FSV) lors d’un point presse.

«Nous sommes la seule branche obligée de couvrir l’argent du client», déplore Stéphane Jayet, vice-président de la faîtière des voyagistes qui soutient un projet de sa grande sœur européenne, l’Ectaa. Les tour-opérateurs et autres agences de voyages européens demandent désormais à la Commission européenne de mettre en place une assurance, dont la prime serait prélevée sur les billets, destinée à couvrir une éventuelle annulation.

Trois faillites en un mois

Concrètement, ce sont les faillites en octobre de la compagnie low cost allemande Airberlin et de sa filiale autrichienne Niki ainsi que celle de la britannique Monarch – connue pour déverser un flot d’amateurs de montagne à l’aéroport de Genève pendant la saison hivernale – qui ont poussé les voyagistes à exiger une meilleure répartition du risque.

En Suisse, la FSV rappelle également qu’elle soutient une motion visant à sanctionner les agences de voyages qui ne garantissent actuellement pas les fonds de la clientèle en cas d’insolvabilité. Et ce alors que la branche connaît quatre à cinq faillites par an, estime Stéphane Jayet. «Il y va de la crédibilité du secteur. C’est cette sécurité qui ramènera des clients dans les agences.»

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