Du passage à l’euro, il y a tout juste vingt ans, Alexander Völker se souvient d’une chose: «Les prix ont quasiment doublé du jour au lendemain», raconte, entre rire et soupir, ce médecin installé dans un quartier de l’est de Berlin. Dans le froid matinal de la capitale allemande, une tasse de café à la main, il se souvient du taux de change, 1 euro pour presque 2 deutsche marks. «C’était facile à convertir, mais les prix ont grimpé. On s’y attendait, ce ne fut pas une surprise, mais quand même très énervant», reconnaît cet Allemand de l’Ouest, venu s’installer dans la capitale allemande pour le travail.