La croissance du PIB allemand a atteint les 0,7% au quatrième trimestre 2014. Pour l’ensemble de l’année, le taux s’est élevé à 1,6%, selon un chiffre définitif publié mardi par l’Office de statistiques Destatis.

Les comptes publics du pays (Etat fédéral, Etats régionaux, communes et caisses de sécurité sociale) ont quant à eux enregistré l’an passé un excédent légèrement plus marqué que prévu, à 0,6% du produit intérieur brut (PIB). L’excédent s’est ainsi inscrit à 18 milliards d’euros, corrigeant ainsi à la hausse ses chiffres provisoires précédemment annoncés.

Lors d’une première estimation mi-janvier, l’office de statistiques attendait en effet un excédent légèrement moins important, de l’ordre de 0,4%. Au total, les recettes publiques ont atteint 1293,8 milliards d’euros (1392,9 milliards de francs) en 2014, pour quelque 1275,8 milliards de dépenses.

«Pour la première fois depuis la réunification, tous les comptes publics ont enregistré un excédent», a souligné Destatis. Les comptes de l’Etat fédéral sont notamment repassés dans le vert pour la première fois depuis l’année 2000, avec un excédent de 11,4 milliards d’euros l’an passé, contre un déficit de 4,5 milliards en 2013.

Objectifs devancés

Le gouvernement allemand a ainsi nettement devancé ses objectifs d’assainissement des finances publiques, un projet cher au ministre des Finances Wolfgang Schäuble.

M. Schäuble avait promis le «zéro pile» pour 2015, et veut que l’équilibre devienne la norme pour le budget allemand. Très populaire auprès de l’électorat allemand, l’orthodoxie budgétaire était une promesse de campagne des conservateurs de Mme Merkel et de son grand argentier aux législatives de 2013. Ils y voient un devoir envers les générations futures, dans un pays vieillissant.

Le pays est cependant toujours endetté au-delà du plafond de 60% du produit intérieur brut (PIB) fixé par les règles de l’UE. Fin 2013, la dette, de 2150 milliards d’euros, représentait 78% du PIB, un taux que M. Schäuble veut ramener à moins de 60% d’ici à 2024.