La Suisse n’a pas eu le choix. La pandémie de Covid-19 a fait voler en éclat sa sacro-sainte discipline financière. Depuis mi-mars et le semi-confinement imposé par le coronavirus, les autorités fédérales ont déboursé des dizaines de milliards pour tenter de compenser les pertes.

Cette générosité, transgression de l’habituel non-interventionnisme étatique helvétique, n’a pas empêché le produit intérieur brut (PIB) de chuter de 8,2% au deuxième trimestre. C’est historique.