Un chiffre d’affaires de 21,5 milliards de dollars. Une action à hauteur de 8,42 dollars. Des ventes qui augmentent de 21%. Ce sont les résultats annoncés par Alphabet jeudi soir pour le deuxième trimestre de 2016. Soit bien mieux que les 8,04 dollars l’action et les 20,76 milliards de chiffre d’affaires anticipés par Wall Street, a indiqué l’agence Reuters.

Ruth Porat, la directrice financière de la holding, juge que ces résultats «reflètent le succès des investissements que nous avons faits pendant plusieurs années dans des secteurs qui avancent très vite, comme la vidéo et le mobile». Les résultats sont particulièrement bons chez Core Google, qui gère les activités classiques de Google. Quant à la catégorie dénommée «les autres paris», qui incluent les branches Verily, Calico, Google Fiber, Nest Thermostats et Google Ventures, le chiffre d’affaires cumulé monte à 185 millions de dollars. Mais la holding ne communique toujours pas les résultats filiale par filiale.

Progrès dans la voiture autonome

Ruth Porat a souligné jeudi que le programme des voitures automatiques avançait rapidement. Les véhicules sont aujourd’hui testés non seulement à Mountain View, ville du siège de la firme en Californie, mais aussi à Austin (Texas), Kirkland (Etat de Washington) et Phoenix (Arizona). Selon elle, les essais sur route totalisent désormais 2,5 millions de kilomètres.

«Nous nous concentrons sur les voitures totalement autonomes, car, pendant les premiers tests, nous avons constaté qu’il y avait un risque de nous reposer sur la concentration des conducteurs alors qu’ils se désengageaient de la conduite», a expliqué Ruth Porat, en faisant référence à des modèles pas 100% autonomes.

Toujours la publicité

Le succès de Google, néanmoins, repose surtout sur la publicité. La majorité de ces profits vient de la pub en ligne sur les ordinateurs, mais la part du mobile augmente progressivement notamment grâce à des nouveaux formats publicitaires. La firme dit que plus de la moitié des recherches sur son moteur se fait depuis un mobile (téléphone ou tablette. Selon les chiffres disponibles, le nombre de clics sur ses publicités a augmenté de 29% par rapport à l’année précédente, et en parallèle le coût par clic diminuait de 7%.

«Les professionnels du marketing arrivent sur le mobile, parce qu’ils y voient des résultats plus efficaces. Les clics sont moins chers et commencent à marcher, analyse Colin Gillis, chez BGC Financial. Nous allons bientôt arriver au point où les deux leviers, les clics payants et le coût par clic, vont redevenir positifs. Directement la voie d’une entreprise à un milliard de dollars». Une voie royale.


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