Même réduit, le montant que devra payer UBS peut sembler astronomique. Et pourtant, il se situe très loin des plus grandes amendes financières de l’histoire, même s’il se place parmi les plus importants infligés à des banques suisses. Toutes catégories confondues, c’est une banque américaine qui détient le record: Bank of America s’est vue contrainte de payer 16,65 milliards de dollars (environ 15,39 milliards de francs) en 2014 en lien avec le marché immobilier et la crise des subprimes.

La deuxième plus grosse ardoise revient à JPMorgan Chase avec 13 milliards un an plus tôt, pour avoir vendu des dettes hypothécaires toxiques à des investisseurs. Bank of America revient ensuite avec 11,8 milliards – pas loin de la moitié des 25 milliards infligés à cinq banques en 2012 – condamnée pour avoir saisi de manière abusive des biens immobiliers de propriétaires en difficulté.

La première banque non américaine parmi les plus amendées de l’histoire est BNP Paribas. Contre un paiement de près de 9 milliards de dollars, elle a réglé en 2014 son différend avec le Département de la justice, qui lui reprochait d’avoir violé l’embargo américain contre l’Iran et le Soudan.

Credit Suisse arrive ensuite avec la somme de 5,3 milliards en 2016, infligée par les autorités américaines toujours dans le dossier des subprimes. Le dossier de l’évasion fiscale n’arrive qu’ensuite, avec la deuxième banque helvétique encore, contrainte de s’acquitter d’un montant de 2,6 milliards pour régler son différend avec les Etats-Unis qui l’accusaient d’avoir aidé des contribuables américains à frauder le fisc.