Alors que certains redoutaient de nouveaux amortissements dans la banque d'affaires chez UBS, l'inquiétude se déplace maintenant vers les autres activités clés du groupe. Les activités de gestion de fortune en Suisse et à l'international ont enregistré un afflux net d'argent frais de seulement 2,5 milliards de francs au premier trimestre. Jusqu'en octobre 2007, plus de 30 milliards de francs d'argent frais affluaient vers ce segment chaque trimestre. L'apport net de nouveaux fonds dans cette unité entre janvier et mars ne représente ainsi que 0,2% de l'ensemble de la fortune gérée par UBS. Cette proportion a atteint 1,6% chez Credit Suisse durant la même période, calcule Citi. Dans leur ensemble, toutes les activités d'UBS liées à la gestion de fortune présentent un solde positif de 5,6 milliards. Ce montant est contrebalancé par le reflux net de nouveaux fonds de 16,5 milliards dans la gestion d'actifs. Au final, UBS subit au total un reflux net d'argent frais de 12,8 milliards. Les deux augmentations de capital n'ont donc pas encore suffi à ramener la confiance des clients envers UBS.