Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Les futurs analystes financiers diplômés du CFA devront prouver leurs connaissances en matière de blockchain et de cryptomonnaies comme le bitcoin à partir de juin 2019.
© Gillian Flaccus

Diplôme

Les analystes financiers se forment à la blockchain

La formation de l’Institut CFA inclut dorénavant des enseignements sur les cryptomonnaies et les nouvelles technologies

Le sésame pour la profession d’analyste financier se met aux cryptos. La très sélective formation de l’Institut CFA inclura dès 2019 des enseignements sur la blockchain et les cryptomonnaies. Les nouveaux contenus devraient être rendus publics dans les premières semaines du mois d’août, afin que les quelque 1500 candidats probables en Suisse puissent consacrer les 300 à 400 heures de travail personnel nécessaires à la préparation du diplôme de Chartered Financial Analyst. Au niveau mondial, moins de 20% des candidats réussissent les trois niveaux de l’examen. Ils étaient plus de 227 000 à tenter leur chance lors des examens de juin dernier.

A lire: Il est plus facile d’enseigner la finance que la curiosité

Ajouter les cryptomonnaies dans les enseignements du CFA «n’a pas pour but d’analyser ces actifs du point de vue d’un investisseur, mais de faire comprendre leur impact sur les méthodes de valorisation d’une action ou d’une entreprise. Et bien sûr, la formation aborde également les bases de la blockchain, son fonctionnement, ses applications, le fonctionnement d’une ICO, cette nouvelle forme de levée de fonds entre introduction en bourse et financement participatif», explique Christian Dreyer, qui dirige la CFA Society Switzerland, l’organisation qui regroupe plus de 3100 anciens étudiants de l’Institut CFA dans le pays.

Pour les examens de juin 2019

Ces nouvelles matières s’intègrent dans un ensemble de chapitres liés aux technologies financières, les fintechs, qui comprennent aussi l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique et même l’éthique dans le cadre des fintechs.

Lire aussi: Le genre s’invite dans les produits financiers

«L’inclusion de contenus portant sur la blockchain reflète la connexion qui se fait actuellement entre la finance et la technologie. Le programme de l’Institut CFA est mis à jour en permanence, avec 2 à 3% du contenu qui change chaque année, pour constituer les connaissances nécessaires à la pratique du métier d’analyste financier», poursuit Christian Dreyer. Ces mises à jour s’appuient sur le travail d’une cinquantaine de groupes de praticiens répartis autour du monde. Les candidats eux-mêmes ne sont pas consultés sur les matières qu’ils aimeraient voir enseignées.

Les nouvelles matières seront soumises à la sagacité des candidats pour la première fois lors de la session d’examen de juin 2019. Les prochains examens, qui auront lieu le 8 décembre prochain, n’incluent pas ces nouveaux enseignements.

Bon pour la place financière suisse

Cette nouveauté convaincra-t-elle davantage de candidats de s’inscrire aux examens de l’Institut CFA? Probablement, mais sans provoquer un raz de marée. «Je suis sûr que ces nouveaux contenus convaincront certains candidats qui se demandaient si le diplôme de CFA était la bonne formation pour eux et si elle leur permettrait de répondre aux défis posés par les nouvelles technologies financières», répond Christian Dreyer. Les candidats au diplôme du CFA doivent afficher au moins quatre ans d’expérience professionnelle pour être acceptés.

Lire aussi: L’état des lieux en Suisse et sept hypothèses sur la fintech

Le programme 2019 du CFA contient deux autres innovations. D’une part autour des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et des obligations vertes en particulier; d’autre part sur l’analyse des institutions financières.

«D’un point de vue suisse, nous sommes ravis de ces développements concernant les technologies et les critères ESG, car ils nous offrent l’opportunité de mettre en avant la place financière suisse, qui joue un rôle prédominant dans ces deux domaines», conclut Christian Dreyer, lui-même un Chartered Financial Analyst.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)