«On reçoit des critiques, c’est normal et il faut les accepter.» Directeur général de l’entité suisse de Credit Suisse, André Helfenstein estime que le groupe bancaire doit assumer sa responsabilité dans les différents scandales qui ont émaillé l’actualité ces derniers temps. Les activités en Suisse sont marginalement affectées par ces affaires, assure le banquier zurichois de 55 ans: des recrutements prennent un peu plus de temps et la banque n’a peut-être pas remporté de contrats qu’elle aurait gagnés dans le passé. La division suisse, qui n'est pas concernée par les questions liées aux fonds russes, a néanmoins réalisé un résultat record en 2021, et fourni 22% des revenus du groupe au premier trimestre. Cette entité compte environ 16 000 collaborateurs sur les quelque 50 000 du groupe Credit Suisse.