Android Wear devrait s’imposer comme le futur standard pour les montres connectées. Dans une étude réalisée en avril, Smartwatch Group compare les systèmes d’exploitation des deux concurrents californiens que sont Google et Apple. D’après Pascal Koenig, le fondateur du cabinet d’analyse zurichois, Android Wear va bénéficier du fait que 80% des smartphones dans le monde fonctionnent sous Android. Et, puisque les deux univers sont «fortement connectés, les développeurs d’applications peuvent aisément proposer des extensions pour les montres», indique-t-il. Un bémol, toutefois. Les blocages dont Google fait l’objet en Chine, «un marché clé pour les montres connectées».

L’OS Watch d’Apple, de son côté, a une caractéristique qui le sert et le dessert à la fois, poursuit le spécialiste. Son écosystème fermé et totalement contrôlé lui permet certes d’être plus consistant, viable et multi-écran. En revanche, cela limite fortement l’éventail de produits pouvant fonctionner avec cet univers, sachant que le choix d’une montre «est très personnel, aussi bien que celui d’un téléphone portable». C’est sans doute pour cette raison qu’Apple propose une aussi grande variété de modèles, conclut le patron de Smartwatch Group.

Lancé en 2013, Android Wear détenait 12% du marché des montres connectées avant l’arrivée de l’Apple Watch. Et, en dépit de cette concurrence, Smartwatch Group s’attend à ce que la part du système d’exploitation de Google atteigne 55% en 2020, contre une vingtaine de pour-cent pour celui d’Apple.