Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont adressé mercredi au président du Conseil européen Herman Van Rompuy la lettre détaillant les propositions franco-allemandes annoncées lundi pour réformer la gouvernance économique européenne, a annoncé la présidence française.

«A côté de la monnaie unique, un pilier économique solide est indispensable, s’appuyant sur une gouvernance renforcée pour assurer la discipline budgétaire ainsi qu’une croissance plus forte et une compétitivité accrue», poursuivent Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, qui proposent que «ces nouvelles règles et engagements soient inclus dans les traités».

Paris et Berlin souhaitent que l’UE tout entière puisse adhérer à leur plan mais, comme l’ont déjà dit leurs dirigeants lundi, écrivent qu’en cas de refus de l’un des 27 «les Etats dont la monnaie est l’euro devront aller de l’avant».

Le compromis franco-allemand prévoit essentiellement un renforcement de la discipline budgétaire, avec l’adoption d’une règle d’or dans tous les pays et des sanctions quasi-automatiques en cas de dépassement du seuil de déficit autorisé (3% du produit intérieur brut), ainsi que des mécanismes de «solidarité» financière avec les pays en difficulté.