L’exercice a duré exceptionnellement 15 mois (d’octobre 2008 au 31 décembre dernier), le groupe ayant modifié la date de clôture de ses résultats. Il s’est soldé par une perte nette de 12,7 milliards d’euros contre un bénéfice de 664 millions auparavant.

Cette perte colossale, la plus importante jamais subie par une entreprise en Irlande d’après les médias locaux, est due à d’énormes provisions pour dépréciations, liées à des prêts risqués accumulés avant la crise du crédit.

Ces provisions se sont élevées à 15,1 milliards d’euros (21,6 milliards de francs) sur l’exercice. Cette somme colossale reflète l’effondrement de la valeur du portefeuille de crédit du groupe depuis la crise financière.

L’Etat avait nationalisé la banque en janvier 2009. Mardi, le ministre des Finances a annoncé que le groupe serait le principal bénéficiaire d’un plan de sauvetage massif, qui donnera à l’Etat le contrôle total ou partiel de cinq des plus grands établissements du pays, via l’injection de milliards d’euros de capitaux publics.