Chocolat

Antoine de Saint-Affrique: «L’industrie seule ne peut pas tout résoudre»

Petit par sa taille, mais géant en parts de marchés, le grossiste en chocolat zurichois Barry Callebaut fournit les multinationales de l’agroalimentaire. Un statut lui conférant un rôle de premier plan dans les enjeux éthiques, selon le directeur général Antoine de Saint-Affrique

Au pays du chocolat, le numéro un mondial du secteur est quasi inconnu. Etabli à Zurich, Barry Callebaut est un fournisseur de cacao, pépites, couverture et produit des ingrédients chocolatés pour les géants Nestlé, Mars, ou encore le fabricant de biscuits Wernli, ainsi que des artisans. L’inventeur du chocolat rose présentait la semaine dernière à San Francisco sa nouvelle gamme de produits utilisant l’entier du fruit du cacao.

En marge de l’événement, auquel Le Temps a été convié, le directeur général Antoine de Saint-Affrique revient sur le succès de la multinationale, petite, comparée à ses concurrents, mais revendiquant une présence dans un chocolat sur quatre consommés dans le monde. Le groupe, en mains de la holding familiale Jacobs et dont il a pris les commandes il y a tout juste quatre ans, domine aussi le négoce du cacao, en achetant à lui seul le quart des récoltes mondiales. Ce qui lui confère un rôle de premier plan dans les enjeux humanitaires et environnementaux, concède le Français de 54 ans, établi à Zoug, «avec l’implication des gouvernements et des ONG».