C’est un sans-faute que la Suisse réalise, pour le moment, concernant son application de traçage du virus. Sous la pression légitime du Conseil des Etats et du Conseil national, le Conseil fédéral a adopté la semaine passée une ordonnance limitée dans le temps pour régler cette phase de test. Et le 20 mai, le gouvernement doit présenter une base légale solide sur laquelle va s’appuyer l’application, une fois la phase de test terminée. Au parlement d’adopter cette loi en juin.

La Suisse agit ainsi avec rapidité, sérieux et transparence. Rien à redire. Mais c’est maintenant que le plus dur commence. Car cette solidité légale n’empêche pas un vif débat de se développer sur l’utilité de cette application, qui sera testée en grand format dès cette semaine. Y aura-t-il beaucoup de faux positifs ou de faux négatifs? Quel sera le niveau de pression sociale pour tenter de faire imposer cette app? Y aura-t-il des failles exploitables par des pirates? Ne s’agira-t-il que d’un gadget technologique qui donnera un faux sentiment de sécurité?

Le plus dur est ainsi à venir pour cette app, qui devra continuer à réaliser un sans-faute sur le terrain pour permettre, espérons-le, de contribuer à éteindre cette pandémie.


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