Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Image d'illustration.
© Keystone / VALENTIN FLAURAUD

Cryptovalley

Les applications décentralisées, bientôt dans notre quotidien?

CHRONIQUE. L'année 2017 a été marquée par un intérêt grandissant pour les cryptomonnaies et la blockchain. Les premiers mois de 2018 ont vu le lancement d’une multitude d'applications basées sur la blockchain qui promettent de révolutionner notre quotidien

Ce mercredi 12 septembre, j’ai été invité à discuter de l’évolution des applications décentralisées (dApps) en 2018 dans le cadre de la conférence Blockchain Unchained qui s’est tenue à Genève. Reposant sur des contrats intelligents qui autorisent l’exécution automatique d’une ou plusieurs conséquences à la suite d’une série d’événements prédéterminés, ces applications permettent de répliquer n’importe quel modèle d’affaires à la seule différence que celles-ci ne reposent sur aucun intermédiaire, la confiance étant apportée par le réseau de la blockchain.

La précédente chronique: Repensons notre politique d’immigration pour les secteurs stratégiques

Aujourd’hui, on recense plus de 1800 «dApps» permettant de se prêter à des activités aussi diverses et variées que de parier sur une possible destitution de Donald Trump via des marchés de prédictions décentralisés, d’enregistrer un vote sur la blockchain en utilisant son identité numérique ou bien encore d’accorder l’accès à des fichiers via un système de permissions régies par la blockchain. Ces applications, bien qu’elles soient aujourd’hui déjà opérationnelles, sont pour la plupart encore à un stade expérimental et peinent à attirer les foules. La blockchain étant publique, on peut suivre l’adoption de ces applications, et constater qu’on décompte en effet à peine 150 000 utilisateurs mensuels…

Simplification comme maître mot

Aujourd’hui, le principal défi réside dans ce dernier point. Afin que ces nouvelles applications soient utilisées par une majorité d’entre nous, celles-ci devront, d’une part, être significativement plus efficientes que les solutions qu’elles remplacent et, d’autre part, être simples d’utilisation. La blockchain et les applications qui reposent sur cette technologie promettent de simplifier les processus administratifs, d’accélérer les flux de transactions ainsi que de libérer les humains de toute une série de tâches aliénantes consistant à reporter des informations d’un support à un autre sans apporter de valeur ajoutée. Néanmoins, et comme cela a été le cas pour chaque nouvelle innovation technologique disruptive, plusieurs années seront nécessaires avant que ces deux conditions soient remplies et que de véritables écosystèmes puissent naître autour de la blockchain.

Le lancement de ces nouvelles applications constitue cependant déjà un signe encourageant. Les projets ayant levé, via des ICO (Initial Coin Offering), plusieurs dizaines, voire centaines, de millions de dollars en 2017 sont progressivement en train de dévoiler leur produit, tandis que les cas d’utilisation de la blockchain dans les sociétés traditionnelles se multiplient. Mais afin que ces applications puissent, un jour, faire leur apparition dans notre quotidien, celles-ci devront tout d’abord commencer par gagner la confiance des utilisateurs eux-mêmes tout en justifiant leurs attentes dans cette nouvelle technologie.

Lire également: La blockchain devient réalité en Suisse

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)