Ypsomed termine sa traversée du désert. Un mois après l'accord à l'amiable concernant une possible violation de brevet avec Sanofi-Aventis, son principal client, le fabricant de stylos d'injection à insuline a présenté des résultats annuels supérieurs aux attentes des analystes. En conséquence, le titre du groupe bernois a progressé mardi de 1,9% à 97,95 francs.

Le bénéfice net de la société qui emploie 1200 collaborateurs a presque décuplé durant l'exercice clos à fin mars. Il a progressé de 2,7 millions à 26,6 millions, grâce à une acquisition et à une réduction des coûts.

Quant au chiffre d'affaires de la société qui a déposé 35 brevets l'an dernier, il enregistre une hausse de 3,6% à 287,5 millions. Le rachat de la société allemande Florian Müller contribue pour 18,6 millions à ce résultat.

Au niveau international, Ypsomed vise désormais l'Inde. «Nous avons un partenariat avec la société Biocon, l'une des plus grandes biotechs indiennes», relève Willy Michel, président du conseil d'administration et actionnaire majoritaire avec une participation de 70,6% dans la société de technologies médicales.

Ainsi, à moyen terme, Ypsomed réduira sa dépendance à Sanofi-Aventis. La part des ventes au groupe français sur le chiffre d'affaires total diminuera de 20% à 30%, contre plus de 40% cette année», estime Richard Fritschi, patron d'Ypsomed.

Une à deux acquisitions

En 2008, le groupe bernois table sur des ventes stables. Des acquisitions sont envisagées. «Nous avons des discussions avec trois entreprises. Une ou deux d'entre elles pourraient être rachetées d'ici à la fin de l'année», confie Richard Fritschi. Sans dettes, Ypsomed a les moyens d'investir jusqu'à 100 millions de francs dans des acquisitions.

D'ici à 2011, Ypsomed veut lancer un système d'injection d'insuline en continu à un prix très inférieur à celui du marché.