ECOLOGIE

Après Genève, Lausanne soutient la réparation des objets high-tech

Avec la ville de Lausanne, la Fédération romande des consommateurs lance un site web pour trouver un réparateur

Un smartphone à l'écran brisé, un ordinateur qui ne veut plus démarrer, un téléviseur dont l'écran n'affiche plus que deux couleurs... Face à ce type de souci, le réflexe le plus courant est celui de jeter l'appareil. Ou plutôt de le rendre gratuitement à un magasin spécialisé, pour qu'il le recycle, et racheter un nouveau smartphone, ordinateur et téléviseur. Pour tenter de lutter contre ce phénomène, la ville de Lausanne et la Fédération romande des consommateurs (FRC) se sont associées pour lancer un nouveau site web, répertoriant les adresses des magasins réparant essentiellement les objets high-tech.

A l'adresse www.lausanne-repare.ch se trouve la liste de quarante six boutiques effectuant des réparations de neuf catégories d’objets: appareils électriques, électroménagers et électroniques, informatique, téléphones, vélos et vélos électriques, chaussures, vêtements et accessoires. "Nous avons choisi ces magasins sur la base des connaissances de nos membres et nous avons fait attention à ce que ces magasins aient au moins un an d'existence, pour s'assurer de leur sérieux, a expliqué Mathieu Fleury, secrétaire général de la FRC. Mais nous n'avons pas testé nous mêmes ces magasins. Nous mettrons à jour la liste tous les trois mois". Figure bien entendu dans cette liste le magasin La Bonne Combine, magasin emblématique de la réparation d'objets high-tech, situé près du quartier de Malley, dans l'ouest lausannois.

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Daniel Brélaz, syndic de Lausanne et fraîchement réélu au conseil national sous la bannière des Verts, a insisté sur l'importance des réparations. "Nous savons très bien que beaucoup de fabricants d'appareils travaillent sur l'obsolescence programmée, en faisant en sorte que ces objets tombent en panne après trois ou cinq ans. Réparer un objet permet non seulement de prolonger sa durée de vie, mais aussi de faire travailler des employés localement".

Mathieu Fleury a en parallèle donné une liste de conseils pour qui veut acheter un appareil high-tech. "Il est recommandé d'effectuer son acquisition dans un magasin où des vendeurs peuvent donner des conseils. Il faut aussi que l'appareil puisse s'ouvrir ou se démonter: si tout est fixé avec de la colle, l'appareil ne vous appartient pas vraiment car il est impossible de le modifier. Il faut aussi s'informer sur la possibilité d'obtenir des pièces détachées". Selon Mathieu Fleury, la lente démocratisation des imprimantes 3D pourrait permettre à certains particuliers de créer eux-mêmes, à domicile ou dans des endroits spéciaux, des pièces détachées qui se seraient abîmées ou perdues.

La FRC a pour ambition de créer d'autres sites web de ce type dans d'autres villes. Un listing comparable existe déjà à Genève, à l'adresse ge-repare.ch. Concernant le site lausannois, une campagne de publicité sera effectuée dans les prochaines semaines.

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