Technologie

Après l’échec de la fusion entre UPC et Sunrise, quel avenir pour les télécoms suisses?

L’échec désormais acté du rachat d’UPC par Sunrise impose aux câblo-opérateurs de trouver seuls le moyen de croître de nouveau. Le mariage avorté aura aussi des conséquences pour Sunrise et Swisscom

Cette fois, c’est bel et bien fini. Sunrise ne rachètera pas UPC pour 6,3 milliards de francs, comme il l’a annoncé officiellement mercredi. L’opérateur ne devra ainsi pas débourser une somme jugée disproportionnée par plusieurs de ses actionnaires. Mais la facture sera tout de même lourde: 50 millions de francs de pénalité à verser à Liberty Global – la maison mère d’UPC –, plus 70 à 75 millions d’autres frais. Une ardoise de plus de 120 millions pour Sunrise – soit davantage que les 109 millions de bénéfice net enregistrés sur les neuf premiers mois de 2019. Mais l’histoire ne s’arrêtera pas là: cet échec laissera des traces pour UPC, pour Sunrise et aura aussi une influence sur les autres acteurs du marché suisse des télécoms.

1. UPC peut-il continuer seul?

C’est la question numéro un. Après avoir vendu des téléréseaux notamment en Allemagne et en Autriche, Liberty Global cherche apparemment à se débarrasser de toute présence en Europe. Aux côtés de réseaux en Slovaquie, en Pologne ou en Belgique, UPC se trouve bien seul. Liberty Global veut toujours le vendre à Sunrise, mais l’opération semble impossible à réaliser à moyen terme, en raison notamment de l’hostilité de Freenet, principal actionnaire de l’opérateur. «En attendant, UPC continue à investir dans ses produits et dans l’extension de son réseau de haute performance», a affirmé mercredi Severina Pascu, directrice d’UPC.