«Les distributeurs utilisent le phénomène du franc fort pour faire pression sur les détaillants», tonnait hier la directrice de l’Union suisse des articles de marque Promarca, interrogée par l’ATS. Suite à la campagne «Non aux profiteurs» lancée par Coop, Anastasia Li-Treyer dénonce en retour les distributeurs suisses «qui affichent les marges brutes les plus élevées d’Europe». Promarca dit exiger une enquête indépendante pour savoir qui empoche les gains de change.

Coop a clairement indiqué que la menace de boycott de quelque 95 produits de L’Oréal, Ferrero ou Uncle Ben’s était en réalité un coup de semonce adressé à d’autres marques. Des comparaisons effectuées hier montrent que d’importantes différences de prix subsistent dans les rayonnages de Coop. Parmi ceux-ci figurent des incontournables comme les produits de vaisselle Calgon du britannique Reckitt Benckiser (près de 200% plus cher en Suisse qu’en France) ou Sun All-In-1 du géant néerlando-britannique Unilever (50% plus cher).

Reste à savoir jusqu’où Coop est prêt à hausser le ton face à ces mastodontes de la grande consommation. Hier, Migros a pris soin de préciser que si les discussions serrées se poursuivent avec ses fournisseurs, aucun retrait de produits n’était envisagé de son côté.