C’est le «M» des GAFAM, aux côtés de Google, Amazon, Facebook et Apple. Membre le plus discret de ce club des cinq, épargné par les scandales et par les régulateurs, Microsoft est discret. Mais c’est lui, aujourd’hui, qui dicte les règles du jeu sur le marché du télétravail. Bien positionné dans les services cloud, Microsoft a poussé Slack dans les bras de la société Salesforce, qui l’a rachetée 27,7 milliards de dollars dans la nuit de mardi à mercredi. Zoom pourrait à son tour subir une pression maximale de la part de l’éditeur de Windows.

Le rachat de Slack par Salesforce, c’est bien sûr d’abord un contrat entre deux personnes consentantes. D’un côté, le service de communication Slack, dont l’action avait perdu 21% depuis son entrée en bourse en 2019. Une entreprise fragile, qui avait déjà repoussé en 2016 les avances d’un certain… Microsoft, qui lui proposait alors 8 milliards de dollars pour son rachat. De l’autre côté, il y a Salesforce, boulimique d’acquisitions et qui voyait bien Slack compléter son service de gestion de la relation client.