La Banque cantonale de Zurich (BCZ) reconnaît une «claire violation de ses règles internes» dans un communiqué publié vendredi. Celui-ci fait suite aux virulentes critiques concernant son rôle dans le rachat de 32% de Sulzer par Everest, via des options de type cash settlement (ndlr: sans obligation d'annonce publique).

Pour mémoire, les reproches visaient un conflit d'intérêts avec Sulzer, un de ses principaux clients. D'un côté, la BCZ lui proposait des crédits. De l'autre, elle vendait des options Sulzer à des investisseurs, facilitant ainsi une prise de participation importante dans le capital.

Plus d'options sur les sociétés clientes

Conséquence de ce conflit d'intérêts: la BCZ continuera certes à développer les instruments dérivés, comme les options, mais cette activité sera restreinte. «Nous n'émettrons plus d'options sur une société qui est notre cliente, sauf si elle le souhaite», souligne Urs Ackermann, porte-parole de la BCZ. Parallèlement, l'établissement cantonal veut renforcer ses garde-fous entre les divisions trading et crédits aux entreprises. «Désormais, nos seuils d'annonces des participations seront moins élevés que ceux prescrits par la loi (ndlr.: dès 5% de participation dans une entreprise, l'annonce est obligatoire), affirme Urs Ackermann, sans préciser dans quelle mesure la BCZ dépassera les exigences de la loi.

L'annonce de ces changements intervient à un moment crucial. Lundi, la Commission de surveillance du Grand Conseil interrogera Hans Vögeli, patron de la BCZ, pour connaître le rôle de l'établissement dans l'affaire Sulzer.