Développement

Arancha Gonzalez, éminence grise de l‘OMC, rejoint une agence sœur

Arancha Gonzalez a été nommée jeudi directrice générale du Centre du commerce international à Genève

La cheffe de cabinet du directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Arancha Gonzalez, a été nommée jeudi à la tête du Centre du commerce international (CCI). L’entité basée à Genève, qui emploie 300 personnes pour un budget annuel de 70 millions de francs, promeut les exportations des pays en développement et des économies en transition.

Sans rompre le cordon ombilical avec l’OMC, l’experte de 43 ans bascule d’un rapport avec les gouvernements à un travail avec les milieux des affaires. «Après vingt ans de carrière dans la politique commerciale, j’ai l’opportunité d’agir sur le terrain avec les PME», se réjouit-elle.

Parmi ses priorités comme directrice générale: mettre en place une pédagogie de la solidarité – sérieusement testée par temps de crise – et étendre les partenariats avec le secteur privé et les autres organisations internationales. «Je dois encore faire l’analyse des moyens à disposition», indique-t-elle, précisant que la moitié des fonds dont l’institution dispose proviennent des budgets ordinaires de l’OMC et de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). L’autre moitié est d’origine publique. «La Suisse fait partie des contributeurs, précise Arancha Gonzalez. Il faudrait davantage faire en sorte qu’il y ait des financements privées.»

Pas de conflit d’intérêts

Son entrée en fonction le 1er septembre coïncidera avec le départ de l’OMC de Pascal Lamy. Son futur ex-patron a-t-il exercé une influence dans sa nomination? «Il n’a joué qu’un rôle institutionnel», tranche Arancha Gonzalez, balayant toute suspicion de conflit d’intérêts. Le processus de recrutement s’est fait sur concours. Quelque 200 dossiers, issus des rangs de l’OMC, de la Cnuced et du CCI, étaient en lice depuis l’automne 2012.

Si le poste lui avait échappé, quelle aurait été sa solution de repli? «Je ne réponds jamais aux questions commençant par un «si», comme me l’a appris Pascal Lamy», conclut-elle.

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