Arnaud Salomon se décrit d’abord comme un citoyen du monde. Après une enfance en Inde et en République tchèque, à 16 ans il vend des ordinateurs à Prague et développe tôt son esprit entrepreneurial. Après l’EPFL, il devient trader en matières premières puis en devises. En 2018, il crée sa société fintech Mt Pelerin, à Genève, avec aujourd’hui 11 employés (y compris trois pour Ibani, un robot convertisseur de devises). Son financement devient une première mondiale puisque les actions ont été offertes directement au public au travers d’une vente organisée sur la blockchain récoltant 2 millions de francs à la fin de 2018. Le nom est choisi par référence au laboratoire d’idées libéral international créé en 1947, qui avait pour but de promouvoir la liberté sous toutes ses formes (économique, parole, presse, etc.). Arnaud Salomon répond à nos questions sur les difficultés d’une start-up pendant le Covid-19, l’avenir de la fintech, des banques et du bitcoin.

Le Temps: Comment avez-vous traversé la crise du coronavirus?