Depuis avril, Arnold Christe a repris les rênes de Globaz, au Noirmont (JU), une société de services spécialisée dans les logiciels utilisés par les offices AVS et AI cantonaux notamment.

Le Temps: vous avez repris la direction générale de Globaz, laissée longtemps vacante suite au départ de votre prédécesseur. Quelles ont été vos premières tâches?

Arnold Christe: Lorsque l’ancien directeur est parti, le président a pris une fonction de délégué et a assuré la transition avec les autres membres de la direction. Quand je suis arrivé, ma première priorité a été de comprendre «l’écosystème Globaz» par l’écoute des collaborateurs et des clients, dont j’ai fait la tournée.

– Pour vous, par quoi passe le respect du chef?

– Par une vision claire et simple des valeurs qu’il partage. En ce qui me concerne, une orientation clients, la recherche permanente de la qualité et le respect des personnes (collaborateurs, clients, partenaires) au travers du slogan «On attaque les problèmes, pas les personnes.»

– Comment entamez-vous votre semaine?

– Je regarde le plan de la semaine avant la séance de direction, qui dure maximum deux heures. Nous revoyons les projets critiques, les nouveaux projets, le budget ainsi que les aspects d’innovation.

– Etes-vous plutôt iPhone ou Black­Berry?

– Il y a six mois, j’étais complètement BlackBerry. Aujourd’hui, j’utilise l’iPhone et l’iPad car ils m’offrent une intégration maximale avec mes besoins prioritaires que sont la communication et l’accès aux informations de décision.

– Déléguer, est-ce naturel ou l’avez-vous appris?

– C’est primordial et cela s’apprend. Il faut apprendre à déléguer mais il faut aussi savoir mettre les personnes dans le contexte pour qu’elles puissent assumer ce qu’on leur demande.

– En matière de gestion, quel est le domaine où vous devriez progresser?

– Je pense que je peux encore progresser dans la gestion financière et juridique.

– Vous vous déployez en Suisse alémanique. Comment?

– L’aspect linguistique devient un des facteurs dans le recrutement de nouvelles compétences, et nous travaillons sur nos ressources naturelles afin de développer des compétences linguistiques. Sur le moyen terme, nous évaluons également des formes de partenariats dans l’optique de garantir également un service de proximité pour nos clients.

– Vous travaillez donc beaucoup sur les aspects ressources humaines…

– Oui, car dans le contexte PME, nous sommes passés de P à M et cela implique également une adaptation de la gestion des ressources humaines (par exemple, une vraie gestion des talents). Car l’élément clé pour notre société est de pouvoir compter sur des collaboratrices et collaborateurs compétents. Nous développons une approche plus structurée, qui inclut des aspects de formation systématiques ainsi qu’un nouveau modèle de rémunération.